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Mercredi 6 août 2008

UNE BOUGIE POUR LE TIBET

UNE BOUGIE POUR LE TIBET

Mes Amies, Amis, je vous salue!

Vendredi le 7 août 2008 à 9:00H PM (heure locale) il y aura une MANIFESTATION PACIFIQUE ET SILENCIEUSE pour le TIBET.

Je vous invite à aller vous inscrire en tant que manifestants(es) Pacifiques et silencieux.

http://www.candle4tibet.org/

ALLUMEZ UNE BOUGIE

Voici le communiqué provenant de:  http://www.candle4tibet.org/

Bonjour,

Est ce que, comme moi, vous aimez la liberté et voulez avoir votre mot à dire?

S’il vous plait, joignez vous à plus de 100, 000,000 personnes pour la plus Grande Manifestation Lumineuse au monde pour la liberté du Tibet.

  • Allumez une bougie le 7 Aout 2008 à 9pm (chez vous ou en public)
  • Joignez vous et profitez des actions spéciales de la bougie cette nuit là
  • Conduisez avec vos phares allumés le 8 Aout 2008
  • Regardez les équipes de “Sad Smoky Mountains” peindre le ciel d’une fumée rouge.
  • Regardez ceux qui participent aux Cérémonies d’ouverture des Jeux à Pékin allumer des bougies, des lampes électriques, des téléphones portables et des briquets pour un TIBET LIBRE.

S’il vous plait, joignez vous à nous et lisez tout



Avec Amour,
Candle for Tibet
http://www.candle4tibet.org/

 

Passez une bonne journée et à la prochaine!

HélèneB.


par HélèneB le 2008-08-06 10:30:18
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Lundi 7 avril 2008

UNE MARCHE ANTI «USINES À CHIOTS» à Montréal et Québec le 27 avril 08
VENEZ MARCHER DIMANCHE, LE 27 AVRIL 2008
 
usine4 
 
IL EXISTE AU BAS MOT PAS MOINS DE 1,800 «USINES À CHIOTS» ICI AU QUÉBEC.
 
Blainville-b42      usine9    
 
 
C'EST INADMISSIBLE...
 
chien_lab2       MAQ7 
 
CES CHIENS SOUFFRENT ET SONT GARDÉS EN ÉTAT D'ESCLAVAGE DANS LE SEUL BUT DE LA REPRODUCTION...$$$$$$$$$$$$$
 
MAQ4
 
MOI JE MARCHE.......... ET VOUS?
 
MAQ5
 
 
J'ai reçu un Email de Louise, une militante active pour la Protection des Animaux.
 
VENEZ NOMBREUX...
 
LES CHIENS N'ONT PAS DE VOIX...
PRÊTONS LEUR LA NÔTRE!
 
Voici le Email:
 
Bonjour à tous.  J'espère que vous serez présents à cette marche pacifique contre les usines à chiots en général. L'an dernier, ce fût un vrai succès.   Pour ceux qui ont des sites internet, pouvez-vous afficher cet événement sur vos sites le plus vite possible svp?  L'affiche officielle est en pièce jointe.
Faites aussi circuler à tous svp.   
MERCI À TOUS! 
Pour les animaux, Louise
 
Hi everybody.  I hope you will be present at this pacific walk against puppy mills.  Last year, it was a big success. I ask everyone who has a website to put this event quickly on.   I've attached the official poster for this event.  THANK YOU TO ALL OF YOU and make it circulate, please. 
For the animals, Louise


DIMANCHE 27 avril 2008 à 13H

Nous vous invitons à réserver dès maintenant cette date à votre agenda afin que vous soyez parmi nous pour cette 2e marche pacifique pour décrier l’horreur des usines à chiots du Québec.

            Tout comme l’an passé, nous marcherons simultanément dans les rues de Montréal et de Québec. Cette marche sera une façon de manifester contre les lois désuètes en matière de cruauté et de conditions de vie animale et l’absence de normes pour encadrer l’élevage éthique des animaux de compagnie.

Pour que nous soyons pris au sérieux, pour que ce fléau disparaisse, pour que ces animaux cessent de vivre dans des conditions pitoyables, pour que nous puissions faire une différence, pour que nous soyons vraiment écoutés, il nous faudra être encore plus nombreux que l’an passé.

Nous sommes tous sensibles à ce triste phénomène, tous horrifiés et exaspérés par cette situation qui perdure, voire qui augmente dans notre province, mais cela ne suffit pas. Nous devons agir, nous devons démontrer à nos gouvernements que la population en a assez, qu’il est grand temps que ça change.

VENEZ DONC EN GRAND NOMBRE le 27 avril prochain, venez vous impliquer au nom des animaux, venez faire une différence!!!!

Nous vous invitons à porter à votre cou et/ou à celui de votre chien, un collier avec un cadenas en guise de symbole. Le cadenas représentant le manque de liberté, la vie en cage de ces pauvres animaux.

On vous attend!!!!

Rassemblement à 13h

õ      Montréal: Parc Lafontaine, chalet Calixa-Lavallée, sur la rue du même nom, par la rue Rachel.

õ      Québec: Devant le Parlement

La marche qui sera pacifique se fera avec escorte policière. Aucun acte extrémiste ne sera toléré, ceci n'aidant en rien la cause pour laquelle nous luttons.

Nous vous invitons à publiciser la marche en posant des affiches (boutique d'alimentation et accessoire pour animaux, toiletteur, vétérinaire, épicerie, parc canins, travail etc) et en distibuant des tracts.

Pour ce faire, vous pourrez trouver différentes affiches en format pdf sur le site de l'UPRA

http://www.upra.ca/

Il serait apprécié que vous teniez le forum au courant de vos démarches, afin que nous soyons plus productifs grâce à tous les efforts.

Nous vous attendons en grand nombres!!!

Le comité de l'UPRA


par HélèneB le 2008-04-07 11:45:36
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Vendredi 4 avril 2008

SUITE, «GHISLAINE LANCTÔT»

Voici la suite de mon billet édité le 11 mars 2008, concernant «Ghislaine Lanctôt». J'ai reçu ce Email hier, 3 avril 2008. Je vous en fait part intégralement ici sur mon blog. Ce communiqué doit être connu du plus grand nombre de personnes.

Merci,

HélèneB.

(Pour de plus amples informations, dirigez-vous sur le site cité çi-dessous et cliquez sur «DERNIÈRES NOUVELLES»)

www.jemesouviensdequijesuis.com

 

- Communiqué de Presse -                                       
 
                                  MANDAT D’ARRESTATION EXÉCUTÉ                                   
                                         
­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­                                             ___________________________________
 
 
Ghis, anciennement connue sous le nom de Ghislaine Lanctôt, a été arrêtée le 3 avril 2008 par deux membres de la Gendarmerie Royale du Canada. Cette arrestation fait suite à un mandat d’arrestation prononcé le 3 mars 2008 contre LANCTÔT, GHISLAINE, corporation créée par le gouvernement et propriété de ce dernier, pour avoir omis de se présenter à la Cour du Québec, à Granby.
 
Pour information :
 
 
                                                                    - fin –
 
 
 

                                   Erreur sur la personne 

 
 
En effet, il y a confusion entre deux personnes distinctes :
 
• La première, la personne réelle, s’appelle Ghis (anciennement connue sous le nom de Ghislaine Lanctôt). Elle est une femme souveraine, avec un corps, une âme et un esprit. Elle n’est pas concernée par cette situation.
 
• La seconde, la personne fictive, porte le nom de LANCTÔT, GHISLAINE. C’est une entité légale, une corporation créée par le gouvernement et lui appartenant. C’est elle qui est en cause.
 
L’origine de cette confusion vient du fait suivant. À la naissance d’un bébé vivant, le gouvernement constitue une corporation – une compagnie – qui lui appartient et à laquelle il donne le même nom que celui que les parents ont choisi pour leur bébé. À ce nom, il joint la date de naissance et un numéro d’assurance sociale. Le tout établit le certificat de naissance d’une entité légale, personne virtuelle sans vie. Or, le certificat de naissance consiste en l’enregistrement d’un fait historique et ne constitue EN AUCUNE FAÇON une preuve d’identité.
 
cette manœuvre est faite à l’insu de la personne réelle.
 
La personne fictive ainsi nouvellement créée est la propriété du gouvernement. Comme cette personne fictive n’a pas de vie, elle ne peut exister que si la personne réelle accepte de la « nourrir » en l’endossant par sa signature. Comment y arriver ? En amenant la personne réelle à s’identifier à la personne fictive qui porte le même nom qu’elle. Ainsi les deux personnes sont amalgamées. Et la personne réelle, ignorante de ce piège, travaille à la sueur de son front pour faire vivre la personne fictive qui appartient au gouvernement, elle et toutes ses possessions. Ainsi, tout ce qui est au nom d’une personne (maison, automobile, compte de banque, REER, salaire, pensions, assurances, et même ses enfants) appartient en fait à la personne fictive, et donc au gouvernement, le propriétaire de celle-ci.
 
De plus, sans que le citoyen en soit informé, il existe un échange commercial entre la personne fictive et le gouvernement. D’une part, ce dernier accorde des «privilèges» à la personne fictive : droits, sécurité, protection. D’autre part, la personne fictive doit payer les impôts et les taxes. Ce contrat est « présumé », c’est-à-dire pris pour acquis par le gouvernement, sans que la personne réelle n’en ait été informée ni qu’elle y ait consenti. Cette dernière, se croyant liée aux obligations de la personne fictive, s’y conforme. Elle ignore tout : d’abord l’existence de deux personnes portant le même nom, ainsi que la présence d’un « contrat présumé ». Par conséquent, elle ne peut savoir que l’obligation contractuelle n’est pas pour elle, mais plutôt pour la corporation qui porte son nom. Or, pour la personne réelle, la production d’un rapport d’impôt est facultative et la contribution est volontaire.      
 
ce contrat est fait à l’insu de la personne réelle.
 
Dans le cas ici présent, Ghis, personne réelle, ne s’identifie plus à la personne fictive LANCTÔT, GHISLAINE et ne l’endosse plus. En effet, depuis 1995 environ, elle a mis fin aux privilèges accordés par le gouvernement et, par le fait même, à l’obligation de produire un rapport d’impôt sur le revenu. Ceci veut dire qu’elle ne reçoit aucun bénéfice du gouvernement ou des corporations qui y sont reliées (pensions, assurance-maladie, permis, comptes de banque, recours légaux, emploi, etc.) et qu’elle ne possède rien au nom de la personne fictive. En aucune façon, elle n’est impliquée dans le contrat entre les deux corporations : le gouvernement du Canada et LANCTÔT, GHISLAINE. La sommation adressée à LANCTÔT, GHISLAINE ne la concerne pas. Pour ces raisons, l’arrestation de Ghis est une erreur sur la personne.
 
 

par HélèneB le 2008-04-04 07:39:17
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Jeudi 3 avril 2008

LETTRE DU DALAÏ - LAMA

LETTRE au peuple chinois de Sa Sainteté le Dalai-Lama ; 28.03.08

 

Un appel au peuple chinois de Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama. 28.03.2008

« Je salue aujourd’hui chaleureusement mes sœurs et frères chinois du monde entier, et tout particulièrement ceux de la République populaire de Chine.

À la lumière des événements survenus dernièrement au Tibet, j’aimerais vous faire part de mes réflexions sur les relations entre le peuple tibétain et le peuple chinois, et lancer à chacun d’entre vous un appel personnel.

Je suis profondément attristé par les pertes de vies subies lors des derniers événements tragiques au Tibet et suis conscient que des Chinois ont également trouvé la mort. Je compatis avec les victimes et leurs familles, et je prie pour elles. Les troubles récents démontrent nettement la gravité de la situation au Tibet ainsi que l’urgence de trouver une solution pacifique et mutuellement bénéfique par le dialogue. Même dans les circonstances actuelles, j’exprime aux autorités chinoises ma volonté de travailler avec elles pour établir la paix et la stabilité.

Sœurs et frères chinois, je vous assure que je ne désire nullement la séparation du Tibet. Je ne souhaite pas non plus enfoncer un coin entre Tibétains et Chinois. J’ai au contraire toujours eu à cœur de trouver une véritable solution au problème du Tibet, qui garantisse les intérêts à long terme des Chinois comme des Tibétains. Comme je l’ai maintes fois répété, mon principal souci est d’assurer la survie de la spécificité de la culture, de la langue et de l’identité du peuple tibétain. En tant que simple moine qui s’efforce d’observer chaque jour de sa vie les préceptes bouddhiques, je vous assure de la sincérité de ma motivation.

J'appelle les dirigeants de la République populaire de Chine à clairement comprendre ma position et à œuvrer au règlement de ces problèmes en «recherchant la vérité dans les faits». Je presse les dirigeants chinois de faire preuve de sagesse et d’entamer un dialogue sérieux avec le peuple tibétain. Je les appelle aussi à déployer des efforts sincères pour contribuer à la stabilité et à l'harmonie de la République populaire de Chine et éviter de provoquer des tensions inter-ethniques.

 La couverture des derniers événements au Tibet par les médias publics chinois qui dénaturent la réalité et induisent en erreur pourrait semer des graines de tensions ethniques et avoir des conséquences imprévisibles à long terme. C’est pour moi un grave sujet de préoccupation. De même, en dépit de mon soutien répété aux Jeux olympiques de Beijing, les autorités chinoises, dans le but de creuser un fossé entre le peuple chinois et moi-même, affirment que j’essaie de saboter les jeux. Il est toutefois encourageant pour moi de constater que plusieurs intellectuels et universitaires chinois expriment également les fortes préoccupations suscitées par les actions des dirigeants chinois et les risques pouvant en découler à long terme, notamment en matière de relations inter-ethniques. Depuis des temps anciens, Tibétains et Chinois vivent comme voisins. Durant les deux mille ans de l’histoire connue de nos peuples, nous avons parfois entretenu des relations amicales, contractant même des alliances matrimoniales, alors que d’autres fois, nous nous sommes combattus. Le bouddhisme ayant cependant fleuri en Chine avant d’arriver au Tibet par l’Inde, nous, Tibétains, avons toujours accordé aux Chinois le respect et l’affection dus aux sœurs et frères aînés en dharma. Les membres de la communauté chinoise vivant hors de Chine le savent bien et certains d’entre eux ont participé à mes conférences bouddhiques, tout comme le savent les pèlerins venant de Chine continentale que j’ai eu le privilège de rencontrer. Ces rencontres m’encouragent et je crois qu’elles peuvent contribuer à une meilleure compréhension entre nos deux peuples.

Le vingtième siècle a été témoin de changements considérables dans de nombreuses parties du monde et le Tibet, lui aussi, a été entraîné dans ce mouvement. Peu après la création de la République populaire de Chine en 1949, l’Armée de libération du peuple pénétrait au Tibet, ce qui a finalement abouti à la conclusion de l’Accord en 17 points entre la Chine et le Tibet en mai 1951. Lorsque j’étais à Beijing en 1954-55, participant au Congrès national du peuple, j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de hauts dirigeants, dont le président Mao lui-même, et de nouer des liens personnels d’amitié avec eux. De fait, le président Mao m’a donné des conseils sur plusieurs questions, de même que des assurances personnelles sur l’avenir du Tibet. Encouragé par ces assurances et inspiré par la ferveur de nombreux dirigeants révolutionnaires chinois de cette époque, je suis rentré au Tibet empli de confiance et d’optimisme. Certains membres du parti communiste tibétain partageaient le même espoir. De retour à Lhassa, j’ai tout mis en œuvre pour obtenir une véritable autonomie du Tibet au sein de la famille de la République populaire de Chine (RPC). J’estimais que c’était la meilleure façon de servir les intérêts à long terme des peuples tibétain et chinois. Malheureusement, des tensions, qui ont commencé à monter au Tibet à partir de 1956 environ, ont finalement abouti au soulèvement pacifique du 10 mars 1959 à Lhassa et à ma fuite en exil.

Même si nombre de changements bénéfiques se sont produits au Tibet sous le régime de la République populaire de Chine, ces changements, comme l’a souligné en janvier 1989 le précédent Panchen Lama, ont été assombris par d’immenses souffrances et des destructions à grande échelle. Les Tibétains devaient constamment vivre dans la peur, alors que le gouvernement chinois continuait de se méfier d’eux. Toutefois, au lieu de cultiver de l’animosité envers les dirigeants chinois responsables de la dure répression du peuple tibétain, je priais pour que nous devenions amis. C’est ce que j’exprimais dans ces quelques lignes d’une prière écrite en 1960, un an après mon arrivée en Inde. «Puissent-ils réaliser l’oeil de la sagesse, savoir ce qui est à accomplir et ce qui est à abandonner, et demeurer dans la gloire de l’amitié et de l’amour». De nombreux Tibétains, parmi lesquels des écoliers, récitent ces lignes dans leurs prières quotidiennes.

En 1974, à la suite de graves discussions avec mon cabinet, le Kashag, de même qu’avec le président et le vice-président de l’Assemblée des députés du peuple tibétain, nous avons décidé de trouver une voie médiane visant à ne pas séparer le Tibet de la Chine, mais à favoriser le développement pacifique du Tibet. Même si nous n’avions pas de contact à ce moment avec la RPC – qui se trouvait alors en pleine Révolution culturelle – nous avions déjà admis que, tôt ou tard, nous devrions résoudre la question du Tibet par voie de négociations. Nous avons également reconnu que, du moins en ce qui concerne la modernisation et le développement économique, il serait grandement bénéfique au Tibet de demeurer au sein de la RPC. Bien que le Tibet possède un héritage culturel riche et ancien, il est peu développé sur le plan matériel. Situé sur le toit du monde, le Tibet donne naissance aux plus grands fleuves d’Asie. C’est pourquoi la protection de l’environnement revêt une importance primordiale sur le Plateau tibétain. Notre préoccupation essentielle étant de sauvegarder la culture bouddhique tibétaine – enracinée dans les valeurs de la compassion universelle – tout comme la langue tibétaine et l’identité tibétaine unique, nous avons ardemment travaillé à l’obtention d’une véritable autonomie pour l’ensemble des Tibétains. La constitution de la RPC stipule que les ethnies, comme les Tibétains, jouissent de ce droit.

En 1979, le dirigeant suprême de la Chine à cette époque, Deng Xiaoping, a assuré mon émissaire personnel que «hormis l’indépendance du Tibet», toutes les autres questions pouvaient être négociées. Comme nous avions déjà formulé notre approche consistant à rechercher une solution de la question tibétaine dans le cadre de la constitution de la RPC, nous nous trouvions en bonne position pour saisir cette nouvelle occasion. Mes envoyés ont rencontré à plusieurs reprises des représentants de la RPC. Depuis que nous avons renoué contact en 2002, il y a eu six rencontres de discussions. Cependant, nous n’avons abouti à absolument aucun résultat concret sur la question fondamentale. Néanmoins, comme je l’ai déclaré à plusieurs reprises, je demeure fermement attaché à la Voie du milieu et je réaffirme être prêt à poursuivre le dialogue.

Cette année, le peuple chinois attend avec fierté et impatience l’ouverture des Jeux olympiques. J’ai toujours soutenu l’idée que Beijing puisse accueillir les jeux. Ma position n’a pas changé. La Chine à la plus importante population du monde, une longue histoire et une civilisation extrêmement riche. Aujourd’hui, compte tenu de son impressionnant essor économique, elle émerge comme grande puissance. Il faut certainement s’en réjouir. Mais la Chine doit aussi gagner le respect et l’estime de la communauté internationale en bâtissant une société ouverte et harmonieuse, fondée sur les principes de la transparence, de la liberté et de la primauté du droit. Or, jusqu’à ce jour, les victimes de la tragédie de la place de Tiananmen, qui a bouleversé la vie de tant de citoyens chinois, n’ont reçu ni juste réparation ni réponse officielle. De même, lorsque des milliers de Chinois ordinaires des zones rurales subissent des injustices perpétrées par des fonctionnaires locaux corrompus qui les exploitent, leurs plaintes légitimes sont jetées aux oubliettes ou suscitent de violentes réactions. J’exprime ces préoccupations en tant que votre semblable, également prêt à se considérer comme membre de cette grande famille qu’est la République populaire de Chine. À cet égard, j’apprécie et soutiens la politique du président Hu Jintao visant à créer une «société harmonieuse» mais cette société ne peut s’édifier que sur la base d’une confiance mutuelle et dans un climat de liberté, dont la liberté d’expression et la primauté du droit. Je crois fermement que l’adoption de ces valeurs permettra de résoudre beaucoup de problèmes importants liés aux minorités, comme la question du Tibet, ainsi que celle du Turkistan oriental et de la Mongolie intérieure, où les autochtones ne constituent plus que 20% d’une population totale de 24 millions.

J’espérais que la déclaration récente du président Hu Jintao selon laquelle - la stabilité et la sécurité du Tibet concernent la stabilité et la sécurité du pays - annoncerait l’avènement d’une ère nouvelle pour le règlement du problème du Tibet.

Malheureusement, en dépit des efforts sincères que j’ai déployés pour ne pas séparer le Tibet de la Chine, les dirigeants de la République populaire de Chine m’accusent d’être un «séparatiste». De même, lorsque des Tibétains, à Lhassa et dans de nombreuses autres régions, ont protesté de manière spontanée pour exprimer un ressentiment profondément ancré, les autorités chinoises m’ont immédiatement accusé d’avoir orchestré ces manifestations. J’ai demandé que cette allégation fasse l’objet d’une enquête minutieuse, menée par un organe respecté.

Sœurs et frères chinois – où que vous soyez – c’est empreint d’une grande inquiétude que j’en appelle à vous pour que nous puissions dissiper les malentendus entre nos deux communautés. J’en appelle aussi à vous pour que vous nous aidiez à trouver une solution pacifique et durable au problème du Tibet par le dialogue, dans un esprit de compréhension et de conciliation.

Mes prières vous accompagnent."

Tenzin Gyatso, Dalaï Lama
Le 28 mars 2008

Cette lettre a été publiée par un de mes contacts et avec son accord je vous la transmet ici.

Hélène


par HélèneB le 2008-04-03 22:22:52
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Mardi 1 avril 2008

LA COULEUR ORANGE
LA COULEUR ORANGE
 
 

La Chine peut-elle

interdire la couleur orange ?

Participez à la mise en échec du régime chinois

dans une grande manifestation pour les droits de l'homme

 

Appel à tous ceux qui veulent se joindre au projet TheColorOrange.net pour montrer à la Chine, lors des Jeux olympiques, que nos yeux sont fixés sur la violation des droits de l'homme du régime.

L'idée est simple et raffinée.  En utilisant la couleur orange pendant les Jeux olympiques tant en Chine qu'à l'extérieur, on signale qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Cela pourrait être un chapeau orange, une sacoche de caméra, une cravate, un stylo, du papier, une robe, un costume, un sac, ... Même le fait d'éplucher une orange pendant des moments bien choisis peut marquer l'action.

Aucun mouvement politique ou religieux peut revendiquer le projet. En y participant, on montre seulement son soutien au combat pour les droits de l'homme en Chine.

Le gouvernement souhaite le bon déroulement des Jeux, qui permettrait de promouvoir l'image d'une Chine moderne et fonctionnelle devant des milliards de téléspectateurs du monde entier. Son but est de prévenir toute critique ouverte. Mais l'utilisation de la couleur orange peut précisément forcer la censure sévère et mettre un peu de sable dans la machine de la propagande du régime. En même temps, des millions de Chinois opprimés ont la possibilité de faire entendre leur voix pendant les Jeux.

La Charte olympique nomme les principes fondamentaux, " le respect des principes universels, fondamentaux et éthiques " et " encourage le développement d'une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine ". Personne ne peut prétendre sérieusement que le régime chinois réalise ces idéaux.

La réussite du projet dépend du nombre de gens connaissant la signification de la couleur orange. Un budget publicitaire s'élèverait à des millions de dollars. Nous ne les avons pas, mais nous pouvons (peut-être) compter sur vous. Si, avec des millions d'autres, vous nous aidez à promouvoir l'idée, on pourra ensemble créer l'effet papillon en faisant souffler un vent de couleur orange sur la Chine.

* Distribuez ce courriel à tous vos contacts, allez sur le site www.TheColorOrange.net et inscrivez-vous sur la liste afin d'être mis à jour sur le projet. Rendez compte sur le site de vos activités ou idées de l'utilisation de la couleur orange, afin de répandre le message comme inspiration pour les autres.

* Utilisez vous-même la couleur orange au moment des Jeux olympiques. Si vous êtes sportifs ou membres d'une association qui soutient les droits de l'homme, demandez-leur d'utiliser la couleur orange dans leur matériel et de soutenir officiellement la campagne.

* L'équipe olympique de la Hollande est membre d'office du projet du fait de sa couleur nationale. Et vos héros olympiques nationaux, ne sont-ils des héros que quand il s'agit de sport ? Imaginons le détenteur de la première médaille d'or essuyant la sueur de son front avec un mouchoir orange...

C'est le sculpteur danois, Jens Galschiot, qui a pris l'initiative du projet " La couleur orange ". L'artiste est indépendant de tout intérêt politique ou religieux et a souvent organisé des événements artistiques pour la défense d'une vision humaniste, en collaborant, entre autres, avec le mouvement pour la démocratie en Chine.

La couleur orange est inspirée, entre autres, par les mots de Kandinsky, " la couleur orange est un rouge humanisée par le jaune ". La couleur de la Chine est précisément rouge, c'est pourquoi on pourrait aider les forces humanistes en introduisant la couleur orange. Mais la couleur orange est aussi inspirée par les habits des prisonniers de Guantanamo, des moines du Tibet et de Birmanie ...

Nous espérons le soutien de ce projet par de nombreux particuliers et de nombreuses organisations.

 

Jens Galschiot, sculpteur

Banevaenget 22, DK-5270 Odense N

Tél.: +45 6618 4058, Fax: +45 6618 4158

Courriel: contact@TheColorOrange.net

www.TheColorOrange.net 

 

Mes amis s'il vous plait, allez vous inscrire sur la liste des supporteurs de «LA COULEUR ORANGE»

http://www.thecolororange.net/uk/page-1_fr

La COULEUR ORANGE sera utilisée lors des Jeux Olympiques de Bejing, Chine, en signe d'espoir et comme un symbôle accusateur des violations des Droits de L'Homme en Chine. Durant les JO, la plupart des gens porteront des vêtements, des accessoires, des rubans ORANGE. Affichez cette couleur soit par vos vêtements, sur votre auto, sur vos fenêtres à la maison...ce que votre imagination trouvera!

J'ai signé et apposé mon commentaire sur la liste des supporteur de cette merveilleuse idée!

Les «DROITS DE L'HOMME» doivent être respectés partout sur Terre.

NON À L'ESCLAVAGE.


NON À LA TYRANNIE.


NON À L'OPPRESSION.


NON À LA VIOLENCE.


AIDONS LE TIBET À SE LIBÉRER DE L'OPPRESSION DE LA CHINE.


Hélène 

 


par HélèneB le 2008-04-01 11:33:56
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Mercredi 19 mars 2008

PÉTITION À SIGNER POUR AIDER LE PEUPLE TIBÉTAIN
UNE PÉTITION À SIGNER POUR AIDER LE PEUPLE TIBÉTAIN.
 
CETTE PÉTITION PROVIENT D'AVAAZ.
 
 
Après des décades de répression par la loi chinoise, la frustration du peuple tibétain a explosé dans les rues sous forme de protestations et d'émeutes. Avec les feux de la rampe braqués sur les Jeux Olympiques à venir en Chine, les tibétains réclament au monde un changement.

Le gouvernement chinois a dit que les protestataires qui ne se sont pas encore rendus "seront punis". Ses leaders sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.

Nous pouvons influer sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Il est nécessaire que le président chinois Hu Jintao entende que le succès du logo "made in China" et aussi les prochains Jeux Olympiques ne sera assuré que s'il fait le bon choix. Mais il faudra une énorme mobilisation internationale pour attirer son attention - et nous en avons besoin dans les 48 heures qui suivent-Le lauréat tibétain du Prix Nobel de la Paix et leader spirituel, le Dalai Lama, a appelé à la retenue et au dialogue: il a besoin d'un soutien international. Cliquez maintenant ci-dessous pour signer cette pétition -et faites passer le message à un maximum de personnes- notre but est d'obtenir 1 million de voix pour le Tibet.

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/13.php

L'économie chinoise est totalement dépendante des exportations 'Made in China' que nous achetons et le gouvernement veut absolument faire des Jeux Olympiques à Pékin cet été une célébration de la nouvelle Chine, respectée comme un pouvoir mondial. La Chine est aussi un pays très divers avec un passé brutal et a des raisons d'être inquiète à propos de sa stabilité. Certains des émeutiers tibétains ont tué des gens innocents. Mais le Président Hu doit reconnaître que le plus grand danger pour la stabilité chinoise et son développement vient des jusqu'au-boutistes qui conseillent l'escalade de la répression et non pas des tibétains qui recherchent le dialogue et la réforme.

Nous délivrerons notre pétition directement aux officiels chinois à Londres, New York et Pékin mais il nous faut un nombre massif avant de pouvoir donner la pétition. S'il vous plaît, faites suivre cet e-mail à vos contacts avec un message expliquant à vos amis pourquoi c'est important ou utilisez notre outil 'Parlez-en à vos amis' pour écrire à votre carnet d'adresse, qui apparaîtra après votre signature de la pétition.

Le peuple tibétain a souffert en silence pendant des décades. Il est finalement temps pour eux de parler, nous devons les y aider.

Avec espoir et respect,

Ricken, Iain, Graziela, Paul, Galit, Pascal, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz.

Voici quelques liens avec plus d'information sur les protestations tibétaines et la réponse chinoise:
http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736

A PROPOS D'AVAAZ

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les valeurs de la population à travers le monde influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

 

Je suis enregistrée comme membre à AVAAZ. Ceci est un Copier/Coller du Email que j'ai reçu ce matin.

S'il vous plait, distribuez ce lien largement autour de vous!

 

HélèneB

 

 


par HélèneB le 2008-03-19 09:33:17
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Mardi 11 mars 2008

Dr. Ghislaine Lanctôt
Bonjour,
 
J'ai cru bon vous informer d'un évènement récemment médiatisé qui a le
potentiel d'éveiller bien des consciences au Québec et qui, je le souhaite,
pourrait annoncer le début d'un grand mouvement de lucidité et de devoir
citoyen...
 
Ghislaine Lanctôt, bien connue au Québec et en France, pour avoir dénoncé les
fraudes et crimes de la Mafia médicale. Madame Lanctôt est l'auteur du livre
"La mafia médicale" qui a été, selon ma connaissance, un des livres les plus
révélateurs sur les dangers des vaccins, des produits pharmaceutiques et de
la collusion entre le corps médical et pharmaceutique.
 
Les faits:
 
Madame Lanctôt est actuellement sous mandat d'arrestation pour ne pas avoir
produit ses déclarations de revenus. Elle refuse de collaborer avec un
système frauduleux, mensonger et délinquant. Sa conscience s'objecte à donner
de l'argent à des banquiers internationaux, lesquels dirigent tous les pays
et les orientations économiques, pour mener des guerres et tuer des êtres
humains innocents. Elle invoque aussi le fait que selon notre Constitution,
le gouvernement fédéral a le pouvoir de créer de l'argent sans intérêt et
que, par connivence avec les banquiers internationaux, ce pouvoir de créer de
la richesse a été confié à une banque privée: la Banque du Canada.
 
Elle amène d'autres arguments éthiques et légaux qui viennent donner un sens
à sa démarche. Madame Lanctôt éveille notre droit et notre devoir de ne plus
collaborer à un système que l'on connait être complice de guerres de conquête
pour le seul profit de l'argent et du pouvoir.
 
Pour vous documenter sur ces arguments éthiques et légaux, voici quelques
liens très instructifs en bas de page.
 
Je vous invite à écouter l'entrevue radiophonique que Madame Lanctôt a donnée
à l'émission de Paul Arcand, vendredi matin, le poste de radio le plus écouté
au Québec:
 
Voici le communiqué de presse que Madame Lanctôt a rédigé pour l'intérêt
public:
 
L'histoire des banques et le système frauduleux de l'argent:
 
L'impôt est inconstitutionnel:
 
 
 
 
Isabelle
 

Difficile de prendre une pause quand la voie du peuple se fait enfin entendre dans les médias! Ghislaine Lanctôt qui est sous mandat d'arrestation parce qu'elle refuse de produire ses rapports d'impôt, sera à l'émission de Denis Lévesque à TVA, ce soir mardi à 23h. Notez que Madame Lanctôt ne refuse pas de payer l'impôt, elle refuse de collaborer avec un système illégal, illicite, délinquant et criminel! Voici, ci-bas, un texte de Jean Dury, avocat-criminaliste, qui explique la démarche de Madame Lanctôt. Une race d'avocat qui n'existe que trop peu au Québec et ailleurs! Je vous invite à innonder les médias en les informant de toutes ces choses qu'ils ne peuvent ou qu'ils ne veulent dire.

La vague est partie!

Isabelle webmaster@consciencedupeuple

BILLET JURIDIQUE

Avec Jean Dury, avocat Bureau : 514-526-6625 , courriel : jsdury@hotmail.com

 J’ai connu Ghis, connue à l’époque sous le nom de Ghislaine Lanctôt, dans le cadre de son procès auprès du Collège des médecins, en 1995. Dès notre première rencontre, nous nous sommes découvert des atomes crochus. Je représentais déjà depuis longtemps de nombreuses associations de médecine alternative. De plus, elle ne voulait pas un porte-parole en Cour, mais un conseiller légal. Or, j’avais déjà par expérience constaté qu’un justiciable peut très bien se présenter seul devant les tribunaux, moyennant conseils appropriés. Cette approche qui semblait alors révolutionnaire, est devenue aujourd’hui chose courante. Elle permet l’expression directe sans intermédiaire ainsi que l’accès à la justice à moindre coût. Depuis cette époque, Ghis et moi avons développé une amitié et une complicité profondes. Je pratique le droit pénal depuis 1980 à Montréal et donne des conférences sur divers sujets qui me tiennent à cœur, notamment : * se défendre sans avocat; * se responsabiliser et apprendre à résoudre ses conflits extérieurs, toujours générés par l’intérieur * la sensibilisation au monde illusoire dans lequel nous vivons; * la connexion entre la loi, la finance, la politique et la religion. Je vous informerai régulièrement sur ce site www.jemesouviensdequijesuis.com des dates et lieux des conférences. J’exprimerai aussi sur le même site des réflexions dans le cadre d’un billet juridique.

 _____ BILLET JURIDIQUE DU 9 MARS 2008 _____

L’IGNORANCE DE LA LOI N’EST PAS UNE EXCUSE

J’ai pris connaissance du dossier actuel de l’Agence du revenu du Canada contre LANCTÔT, Ghislaine et il me laisse perplexe. J’ai plaidé récemment une requête en Cour du Québec sur l’inconstitutionnalité de la Loi de l’impôt sur le revenu du Canada, aux motifs qu’elle était totalement incompréhensible. Nul n’est censé ignorer la loi. L’ignorance de la loi n’est pas une excuse, mais ce grand principe de droit commun est inapplicable à l’égard de la loi de l’impôt sur le revenu, car personne ne peut la comprendre dans son intégralité, qu’il soit juge, avocat, fonctionnaire, comptable, ministre… Certains peuvent avoir des connaissances sur quelques articles, mais personne au Canada n’a une connaissance de la loi entière. Pourtant, il est stipulé dans la loi sur l’impôt qu’elle doit être lue dans son ensemble. J’ai perdu ma requête au motif que, même si la loi de l’impôt pouvait présenter de grandes complexités, la Cour garantissait son explication. Malgré tout le respect que j’ai pour les opinions contraires, je demeure convaincu qu’on ne peut mettre en application une loi incompréhensible pour tout être humain, malgré la meilleure volonté et compétence du monde. Dans le dossier actuel, il est remarquable de constater qu’en date du 6 septembre 2007, le procureur de l’Agence de revenu du Canada, Me Serge Champoux, a omis d’établir un des éléments essentiels de la preuve, à savoir que LANCTÔT Ghislaine avait des revenus imposables pour les années concernées. En effet, aucun justiciable au Canada n’est tenu de produire un rapport d’impôt s’il n’a pas généré de revenu imposable durant l’année d’imposition en cours. A-t-on déjà vu un étudiant de 18 ans et plus être obligé de produire un rapport d’impôt ? -Non. La raison est simple. Pour accuser un citoyen canadien de ne pas remplir une telle exigence, il faut essentiellement que l’Agence prouve que le contribuable ait obtenu durant l’année un revenu imposable. Qui plus est, la juge Marie-Josée Ménard a condamné l’accusée à une amende de 1 000$ par chef d’accusation pour les 7 années de non production, pour un total de 7 000$. De plus, elle lui a ordonné de produire dans un délai de 30 jours les 7 rapports d’impôt pour les années concernées. Comme conséquence de la non production dans le délai prescrit, LANCTÔT Ghislaine fut à nouveau accusée de comparaître au tribunal le 3 mars 2008, pour avoir contre venu à l’ordonnance de la juge Ménard. Comment se fait-il que le procureur de l’Agence, Me Champoux, ait omis de prouver l’existence d’un revenu imposable, élément essentiel et fondamental de l’accusation ? De plus, la juge de la Cour du Québec a condamné malgré cette absence. C’est exactement le problème de la loi sur l’impôt. Si le procureur de l’Agence et la juge de la Cour du Québec n’ont rien vu d’un manque aussi flagrant, comment voulez-vous que le contribuable y comprenne quelque chose ? Aujourd’hui, l’être humain Ghis, est sous mandat d’emprisonnement, situation juridique la plus périlleuse en Common Law depuis la Magna Carta du 13ième siècle. Ma formation de criminaliste depuis début 80 m’enseigne qu’il est d’une importance capitale pour la justice de veiller à ce qu’aucun justiciable canadien ne soit privé de sa liberté en dehors du "due process of law". Pour ceux qui croient que l’accusée aurait dû en appeler, je répondrai que ce n’est pas à elle de connaître la loi dans son ensemble, c’est aux juges, ainsi qu’à l’Agence du revenu du Canada et ses mandataires. Aux USA, une telle maladresse engendrerait inévitablement une poursuite d’au moins 10 millions de dollars (10 000 000$) contre l’Internal Revenue Service (IRS). CE DOSSIER DOIT PRENDRE FIN PAR UN ARRÊT DES PROCÉDURES. Cet exemple démontre l’incohérence du système fiscal canadien. Imaginez qu’on ne parle même pas ici de l’inconstitutionnalité de cette loi. Jamais le législateur en 1867 n’a donné le pouvoir au gouvernement fédéral de percevoir des impôts directs et indirects du citoyen québécois. Jamais, en 1867, il n'a été prévu dans la Constitution canadienne que le gouvernement fédéral pouvait transférer son pouvoir de frapper la monnaie à une corporation privée, la Banque du Canada. Ce regroupement de banquiers issu d’un cartel déjà établi bien avant 1913, date de la fondation de ladite banque, a fomenté en privé le plus grand crime contre l’humanité de l’histoire terrestre, soit la création de la monnaie à partir d’absolument rien. La fraude est définie au Code criminel comme étant une supercherie, un mensonge ou autres moyens dolosifs qui cause ou qui risque de causer un préjudice à autrui. Le mensonge est de nous faire croire que ce papier mis sur le marché vaut de l’argent (métal précieux), et le préjudice est que la Banque centrale n’a jamais mis en circulation l’argent pour payer les intérêts du capital. De plus, le cartel bancaire mondial est la cause primordiale de toutes les guerres sur notre infortunée planète et ce, depuis fort longtemps. Le soi-disant argent qu’on réclame aux citoyens ne sert qu’à entretenir cette fraude manifeste contre le peuple, avec la complicité du gouvernement fédéral. Où est la conformité du fédéral de veiller à tout ce qu’il faut pour la paix, l’ordre et le bon gouvernement, tel qu’édicté à l’introduction de l’article 91 de l’Acte constitutionnel de 1867 ? Il est grand temps que le public prenne conscience des coulisses du prétendu pouvoir pour retrouver leur propre pouvoir, comme le dit si bien Ghis. Sereinement vôtre, Jean Dury P.S. La présente ne se veut aucunement un jugement moral, mais bien un reflet de ma constatation de la réalité politique de ce monde.

Source: www.jemesouviensdequijesuis.com 


par HélèneB le 2008-03-11 10:28:05
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Mardi 4 mars 2008

PÉTITION POUR UN CESSEZ LE FEU ENTRE GAZA ET ISRAEL

Merci de soutenir la campagne globale d’urgence demandant un cessez-le-feu entre Gaza et Israël. Nous remettrons cette pétition à des officiels israéliens et palestiniens, et la publierons par une campagne d’affichage en Israël. Mais nous avons besoin de lancer un appel global massif très rapidement, avant qu’il ne soit trop tard. Aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, merci de nous aider à faire circuler le message en envoyant le lien suivant à vos amis et à votre famille :

http://www.avaaz.org/fr/gaza_ceasefire_now/97.php?cl_tf_sign=1

Merci encore de votre participation!

Paul, Ricken, Galit, Graziela, Pascal et toute l'équipe d'Avaaz
A PROPOS D'AVAAZ



Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les valeurs de la population à travers le monde influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

http://www.avaaz.org.

HélèneB.


par HélèneB le 2008-03-04 22:45:21
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Mardi 4 mars 2008

UNE ARCHE DE NOÉ VÉGÉTALE EN ARCTIQUE

Une arche de Noé végétale en Arctic .

27 fév., 19h03
L'« arche de Noé végétale » en Arctique
par ​​​​F. William Engdahl
Mondialisation.ca, Le 15 fevrier 2008
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Dans l’un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard (près de l’Océan Arctique), Bill Gates investit des millions pour rassembler toutes les semences du monde dans une chambre forte. Ses partenaires sont la Fondation Rockefeller, Monsanto, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège. Que cache ce projet d’Arche de Noé végétale ? 

S’il y a bien une chose qu’on ne peut reprocher à Bill Gates, le fondateur de Microsoft, c’est bien la paresse. Il programmait déjà à 14 ans et il fondait Microsoft à 20 ans, alors qu'il étudiait encore à Harvard. En 1995, Forbes l'enregistrait comme l'homme le plus riche du monde, le plus gros actionnaire de Microsoft, sa société qui a établi avec acharnement un monopole de fait dans les systèmes informatiques pour ordinateurs personnels.

 

En 2006, alors que la plupart des gens en pareille situation se retireraient sur une île calme du Pacifique, Bill Gates décidait de consacrer son énergie à la Bill et Melinda Gates Fondation, la plus grande fondation privée « transparente » comme il dit, avec une énorme dotation de 34,6 milliards de dollars et l'obligation légale de dépenser 1,5 milliards de dollars par an pour des projets humanitaires dans le monde, afin de maintenir son statut d'organisation caritative exemptée d'impôt. En 2006, le cadeau d'environ 30 milliards de dollars en actions de Berkshire Hathaway du super-investisseur Warren Buffett, ami et associé en affaires, plaçait la fondation de Gates dans une catégorie qui dépense presque la somme totale du budget annuel de l'Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies (OMS).

 

Alors quand Bill Gates décide d'investir dans un projet, par l'intermédiaire de la Fondation Gates, quelques 30 millions de dollars de son argent durement gagné, ça vaut la peine d’y jeter un coup d'œil.

 

Pour le moment, nul projet n'est plus intéressant que cette curieuse entreprise dans l'un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard. Bill Gates investit des millions dans une chambre forte pour semences sur la Mer de Barents, près de l'Océan Arctique, à quelque 1100 kilomètres du Pôle Nord. Le Svalbard est un bout de roche stérile revendiqué par la Norvège et cédé en 1925 par un traité international (voir la carte).

 

Sur cette île perdue, Bill Gates investit des dizaines de millions avec, entre autres, la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, dans ce qui est appelé « doomsday seed bank » [arche de Noé végétale traduit au mieux cette expression qui combine chambre forte, semences et fin des temps ou apocalypse, NDT]. Officiellement, le projet est appelé chambre forte à semences mondiales de Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitsbergen, qui fait partie de l'archipel de Svalbard.

 



La chambre forte pour semences est en cours de construction à l'intérieur d'une montagne sur l'île de Spitsbergen, près du petit village de Longyearbyen. Selon leur communiqué de presse, c'est presque « prêt pour le business ». La chambre forte aura des portes doubles à l'épreuve des explosions, avec des détecteurs de mouvement, deux sas et des murs en béton armé d'un mètre d'épaisseur. Elle contiendra jusqu'à trois millions de variétés différentes de semences du monde entier, « de sorte que la diversité végétale puisse être préservée pour l'avenir », selon le gouvernement norvégien. Les semences seront spécialement enveloppées pour les préserver de l'humidité. Il n'y aura pas de personnel à temps plein, mais l'inaccessibilité relative de la chambre forte facilitera la surveillance de toute activité humaine éventuelle.

 

Avons-nous raté quelque chose ? Leur communiqué de presse déclarait, « de sorte que la diversité des plantes puisse être préservée pour l'avenir ». Quel avenir, prévu par les sponsors de l'arche de Noé végétale, menacerait la disponibilité actuelle des semences, leur quasi totalité étant déjà bien à l'abri dans des chambres fortes aux quatre coins du monde ?

 

Chaque fois que Bill Gates, la Fondation Rockefeller, Monsanto et Syngenta se rencontrent sur un projet commun, cela vaut la peine de creuser un peu plus profondément sous les roches de Spitsbergen, car on y trouve des choses fascinantes.

 

Le premier point remarquable est l’identité des parrains de l'arche de Noé végétale. Ceux qui s'unissent aux Norvégiens sont, comme nous l’avons dit, la Fondation Bill & Melinda Gates ; le géant étasunien de l' agroalimentaire DuPont/Pioneer Hi-Bred, l'un des plus grands propriétaires de brevets d'OGM (organismes génétiquement modifiés), de semences de plantes et autres produits de l'agrochimie ; Syngenta, à travers sa fondation, la principale compagnie suisse de semences OGM et de produits de l'agrochimie ; la Fondation Rockefeller, le groupe privé qui a créé la révolution génétique, avec plus de 100 millions de dollars de semences depuis les années 70 ; le CGIAR, le réseau mondial créé par le Fondation Rockefeller pour promouvoir son idéal de pureté génétique à travers la conversion de l'agriculture.


 

​​​​Doomsday Sees Vault
 

LE CGIAR ET « LE PROJET »

 

Comme je l'ai exposé en détail dans le livre Seeds of Destruction (1), en 1960, la Fondation Rockefeller, le Conseil sur le Développement de l'Agriculture de John D. Rockefeller III et la Fondation Ford, ont uni leurs forces pour créer l'Institut International de Recherche sur le Riz (IRRI) à Los Baños, aux Philippines. En 1971, l'IRRI de la Fondation Rockefeller, avec son Centre International d'Amélioration du Maïs et du Blé au Mexique et deux autres centres de recherche internationaux créés par les fondations Rockefeller et Ford, se sont associés à l'IITA pour l'agriculture tropicale, au Nigéria, pour former le Groupe Consultatif International sur la Recherche Agricole (CGIAR).

 

Le CGIAR a été formé lors d'une série de conférences privées organisées au centre de congrès de la Fondation Rockefeller, à Bellagio en Italie. Les principaux participants à Bellagio étaient George Harrar de la Fondation Rockefeller, Forrest Hill de la Fondation Ford, Robert McNamara de la Banque Mondiale, et Maurice Strong, l'organisateur environnemental international de la famille Rockefeller, qui, en tant que mandataire de la Fondation Rockefeller, avait organisé le Sommet de la Terre de l'ONU à Stockholm en 1972. Pendant de longues décennies, la Fondation avait détourné la science pour la mettre au service de l’eugénisme, une hideuse version des théories sur la pureté de la race, dans le cadre de ce qu’elle appelait simplement « Le Projet ».

 

Pour garantir un impact maximum, le CGIAR a impliqué l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Banque Mondiale. Ainsi, au début des années 70, grâce à l'influence soigneusement planifiée de ses ressources initiales, la Fondation Rockefeller était à même de façonner la politique agricole mondiale. Et elle ne s'en est pas privée.

 

Financé par de généreuses bourses d'étude des fondations Ford et Rockefeller, le CGIAR a veillé à ce que les principaux scientifiques de l'agriculture et les agronomes du tiers-monde soient amenés aux USA pour « maîtriser » les concepts de production de l'agroalimentaire modernes, afin qu'ils les ramènent dans leur patrie. Dans l'opération, ils ont créé un réseau d'influence extrêmement utile à la promotion de l'agroalimentaire étasunien dans ces pays, et plus particulièrement à la promotion de la « révolution génétique » des OGM dans les pays en développement. Et tout cela au nom de la science et de la rentabilité du marché agricole libre.

 

UNE RACE SUPÉRIEURE GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉE ?

 

La chambre forte à semences de Svalbard commence à présent à devenir intéressante. Mais ça devient encore mieux. « Le Projet » que j'ai évoqué est, depuis les années 20, le projet de la Fondation Rockefeller et de puissants intérêts financiers d'utiliser l'eugénisme, rebaptisé aujourd'hui génétique, pour justifier la création d'une race supérieure génétiquement modifiée. Hitler et les nazis l'appelaient la race supérieure aryenne.

 

L'eugénisme d'Hitler a été financé dans une large mesure par cette même Fondation Rockefeller, qui est aujourd'hui en train de construire une arche de Noé végétale pour préserver des échantillons de toutes les graines de notre planète. Là, ça devient vraiment intrigant. Dans sa quête acharnée à réduire la vie humaine à une « séquence génique définie », la Fondation Rockefeller a créé la discipline pseudo-scientifique de la biologie moléculaire, qui pourrait ensuite lui permettre de modifier à volonté les caractéristiques humaines. Les eugénistes d'Hitler – dont beaucoup ont été tranquillement ramenés aux États-Unis après la guerre pour y poursuivre leurs recherches biologiques sur l'eugénisme – ont posé de nombreuses bases de la manipulation génétique des diverses formes de vie et ont été ouvertement soutenus, jusque dans le Troisième Reich, par les généreuses subventions de la Fondation Rockefeller. (2)

 

Cette même Fondation Rockefeller a créé la fameuse Révolution Verte lors d'un voyage au Mexique en 1946 de Nelson Rockefeller et d'Henry Wallace, ancien secrétaire de l'Agriculture durant le New Deal et fondateur de la compagnie Pioneer Hi-Bred Seed.

 

La Révolution Verte visait à résoudre à grande échelle le problème de la faim dans le monde, au Mexique, en Inde et dans d'autres pays choisis où travaillait Rockefeller. Norman Borlaug, l'agronome de la Fondation Rockefeller, a gagné le Prix Nobel de la Paix pour son travail, le genre de truc dont on ne se vante pas quand on sait que des gens comme Henry Kissinger partagent le même.

 

En réalité, comme il est apparu des années plus tard, la Révolution Verte était une brillante manigance de la famille Rockefeller pour développer une agroalimentaire mondialisée sur laquelle elle pourrait ensuite exercer un monopole, tout comme elle l'avait fait dans l'industrie pétrolière un demi-siècle auparavant. Comme Henry Kissinger l'avait déclaré dans les années 70 : « Si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez le pays ; si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez la population ».

 

L'agroalimentaire et la Révolution Verte de Rockefeller allaient de pair. Ça faisait partie d'une grande stratégie qui incluait le financement par la Fondation Rockefeller des recherches pour développer quelques années plus tard le génie génétique des plantes et des animaux.

 

John H. Davis fut adjoint du ministre de l'Agriculture sous la présidence de Dwight Eisenhower au début des années 1950. Il quitta Washington en 1955 et se rendit à Harvard Graduate School of Business, un lieu inhabituel à cette époque pour un expert en agriculture. Il avait une stratégie claire. En 1956, Davis a écrit un article dans le Harvard Business Review, où il déclarait que « la seule façon de résoudre une fois pour toutes le fameux problème agricole en évitant la lourdeur des programmes gouvernementaux, est de faire progresser l'agriculture pour l'agroalimentaire ». Il savait précisément où il voulait en venir, même si peu de gens s’en doutaient à l'époque : une véritable révolution dans la production agricole qui concentrerait le contrôle de la chaîne alimentaire entre les mains des multinationales, loin de la traditionnelle famille d'agriculteurs. (3)

 

Un aspect crucial de la conduite des intérêts de la Fondation Rockefeller et des sociétés agroalimentaires étasuniennes, était le fait que la Révolution Verte reposait sur la prolifération de nouvelles semences hybrides dans les marchés en développement. La caractéristique principale des semences hybrides est leur manque d'aptitude reproductrice. Les hybrides avaient été élaborés par protectionnisme contre la prolifération. Contrairement à la pollinisation libre des espèces naturelles, dont la semence donne un rendement semblable à celui de ses parents, le rendement des semences des plantes hybrides est sensiblement inférieur à celui de la première génération.

 

Cette baisse de rendement propre aux hybrides impliquait que les agriculteurs devaient normalement acheter des semences chaque année pour obtenir un rendement élevé. En outre, le rendement plus bas de la deuxième génération éliminait le commerce de semences que font souvent les producteurs sans l'autorisation du semencier. Ceci empêchait la redistribution des semences de cultures commerciales par des intermédiaires. Si les grands semenciers multinationaux étaient capables de contrôler en amont la semence des lignées parentales, aucun concurrent ou agriculteur ne serait en mesure de produire d'hybride. La concentration mondiale des brevets de semences hybrides dans une poignée de gigantesques semenciers, dirigés par Pioneer Hi-Bred de DuPont et Dekalb de Monsanto, préparait le terrain à la révolution des semences OGM. (4)

 

En réalité, l'introduction des techniques agricoles modernes étasuniennes, des engrais chimiques et des semences hybrides commerciales ont rendu tous les agriculteurs des pays en développement – et en particulier les plus grands et les plus solides – dépendants de l'étranger, surtout des produits de base de l'agroalimentaire et de la pétrochimie étasuniennes. C'était la première étape de ce qui devait être un processus soigneusement planifié sur plusieurs décennies.

 

Grâce à la Révolution Verte, l'agroalimentaire a fait de grandes percées dans des marchés dont l'accès était auparavant limité aux exportateurs étasuniens. La tendance a par la suite été baptisée « agriculture orientée vers le marché ». C'était en réalité le contrôle de l'agriculture par l'agroalimentaire.

 

À travers la Révolution Verte, la Fondation Rockefeller et plus tard la Fondation Ford ont travaillé main dans la main, façonnant et soutenant les objectifs de la politique étrangère de l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et de la CIA.

 

L'un des principaux effets de la Révolution Verte fut de dépeupler les campagnes et de forcer les paysans à fuir vers les bidonvilles des bas-quartiers de banlieue, désespérément à la recherche d'un travail. Ce n'était pas le fruit du hasard, cela faisait partie du plan visant à créer des bassins de main-d'œuvre bon marché pour les prochaines industries multinationales étasuniennes, la « mondialisation » de ces dernières années.

 

Quand l'autopromotion autour de la Révolution Verte se calma, les résultats étaient assez différents de ce qui avait été promis. Des problèmes surgirent de l'usage sans discernement des nouveaux pesticides chimiques, avec souvent de graves conséquences pour la santé. Avec le temps, la monoculture de nouvelles variétés de semences hybrides provoqua une baisse de la fertilité du sol et du rendement. Les premiers résultats étaient impressionnants : rendement doublé, voire triplé, de certaines cultures comme le blé et, plus tard, le maïs au Mexique. Des rendements qui ont rapidement fondu.

 

La Révolution Verte était généralement accompagnée de grands projets d'irrigation, avec souvent des prêts de la Banque Mondiale pour la construction d’énormes barrages et, dans le processus, l'inondation de régions auparavant habitées et fertiles. Ainsi, le rendement supérieur du super blé s’obtenait en saturant le sol avec d'énormes quantités d'engrais, constitués de nitrates et de pétrole, des matières premières que contrôlaient les sept grandes compagnies pétrolières sœurs dominées par les Rockefeller.

 

De plus, d'énormes quantités d'herbicides et de pesticides étaient utilisées, créant de nouveaux marchés pour les géants de l'industrie pétrolière et chimique. Comme l'a dit un analyste, la Révolution Verte n'a été en réalité qu'une révolution chimique. À aucun moment, les pays en voie de développement ne pourraient payer les énormes quantités d'engrais et de pesticides chimiques. Ils obtiendraient des crédits gracieux de la Banque Mondiale et des prêts spéciaux de la Chase Bank et d'autres grandes banques de New York, soutenus par des garanties du gouvernement étasunien.

 

Mis en application dans un grand nombre de pays en développement, ces prêts furent accordés à la plupart des grands propriétaires terriens. Pour les petits paysans, la situation se présentait différemment. Ces derniers ne pouvaient pas payer les produits chimiques et les autres besoins modernes et durent emprunter de l'argent.

 

Initialement, divers programmes gouvernementaux tentèrent de fournir des prêts aux agriculteurs afin qu'ils puissent acheter des semences et des engrais. Ceux qui n’avaient pu participer à ce genre de programme durent emprunter dans le secteur privé. À cause du taux d'intérêt exorbitant des prêts, de nombreux petits paysans ne purent même pas tirer bénéfice des premiers rendements, plus élevés. Après la récolte, ils durent vendre la majorité sinon la totalité de leur production pour rembourser les prêts et les intérêts. Dépendants des prêteurs sur gages et des négociants, ils furent nombreux à perdre leurs terres. Même avec des prêts à taux préférentiel consentis par des organismes publics, de plus en plus de cultures vivrières cédèrent la place à la production de cultures de rente. (5)

 

Depuis des décennies, les mêmes intérêts, notamment ceux de la Fondation Rockefeller qui a soutenu la Révolution Verte, travaillent à promouvoir la nouvelle « révolution génétique, » comme l'a appelée il y a quelques années Gordon Conway, le président de la Fondation Rockefeller, c'est-à-dire la dissémination de produits de l'agriculture industrielle et commerciale, notamment de semences OGM brevetées.

 

GATES, ROCKEFELLER ET LA RÉVOLUTION VERTE EN AFRIQUE

 

Tout en gardant à l’esprit l'expérience de la Révolution Verte de la Fondation Rockefeller dans les années 50, il semble particulièrement curieux que les fondation Rockefeller et Gates, qui investissent à présent des millions de dollars dans la préservation de toutes les semences contre un éventuel scénario « apocalyptique », investissent aussi des millions dans un projet nommé Alliance pour la Révolution Verte en Afrique (AGRA).

 

L'AGRA, comme elle s'est elle-même appelée, est une alliance avec cette même Fondation Rockefeller qui a créé la « révolution génétique ». Un coup d'œil sur le conseil d'administration de l'AGRA le confirme.

 

Son président n’est autre que Kofi Annan, l'ancien Secrétaire général des Nations Unies. En juin 2007, dans son discours d'admission lors d'une réunion du Forum Économique Mondial au Cap, en Afrique du Sud, Kofi Annan a déclaré : « J'accepte ce challenge avec gratitude pour la Fondation Rockefeller, pour la Fondation Bill & Melinda Gates, et pour tous ceux qui soutiennent notre campagne africaine ».

 

Le conseil de l'AGRA comporte par ailleurs un Sud-Africain, Strive Masiyiwa, mandataire de la Fondation Rockefeller ; Sylvia M. Mathews de la Fondation Bill & Melinda Gates ; Mamphela Ramphele, ancien directeur général de la Banque Mondiale (2000-2006) ; Rajiv J. Shah de la Fondation Gates ; Nadya K. Shmavonian de la Fondation Rockefeller ; Roy Steiner de la Fondation Gates. De plus, l'AGRA emploie également Gary Toenniessen, le directeur général de la Fondation Rockefeller et Akinwumi Adesina, directeur associé de la Fondation Rockefeller.

 

Pour allonger encore la liste, les Programmes pour l'AGRA emploient Peter Matlon, directeur général de la Fondation Rockefeller ; Joseph De Vries, directeur du Programme pour les systèmes semenciers de l'Afrique et directeur associé de la Fondation Rockefeller ; Akinwumi Adesina, directeur associé de la Fondation Rockefeller. Comme l'ancienne Révolution Verte ratée en Inde et au Mexique, la nouvelle Révolution Verte en Afrique est manifestement une priorité de la Fondation Rockefeller.

 

Bien qu'à ce jour ils gardent profil bas, Monsanto et les principaux géants de l'agroalimentaire OGM sont soupçonnés d'être au cœur du problème en se servant de l'AGRA de Kofi Annan pour disséminer leurs semences OGM brevetées dans toute l'Afrique sous l'étiquette trompeuse de « biotechnologie, » le nouvel euphémisme pour semences génétiquement modifiées brevetées. À ce jour, l'Afrique du Sud est le seul pays africain qui autorise légalement la plantation de cultures OGM. En 2003 le Burkina Faso a autorisé des essais d'OGM. En 2005, le Ghana de Kofi Annan a rédigé des lois sur la sécurité biologique et les principaux responsables ont exprimé leur intention de poursuivre la recherche sur les cultures OGM.

 

L'Afrique est la prochaine cible de la campagne de dissémination mondiale des OGM du gouvernement étasunien. Ses sols riches en font un candidat idéal. Évidemment, de nombreux gouvernements africains soupçonnent le pire de la part des sponsors des OGM, car une multitude de projets de génie génétique et de biosécurité ont été entamés en Afrique, dans le but d'introduire des OGM dans ses systèmes agricoles. Il s'agit notamment de parrainages offerts par le gouvernement étasunien pour former aux États-Unis les scientifiques en génie génétique africains, de projets de biosécurité financés par l'USAID et par la Banque Mondiale ; la recherche sur les OGM impliquant les cultures vivrières indigènes africaines.

 

La Fondation Rockefeller a travaillé pendant des années, en grande partie sans succès, à promouvoir des projets pour introduire des OGM dans les champs d'Afrique. Elle a financé la recherche qui soutient l'applicabilité du coton OGM dans le Makhathini Flats, en Afrique du Sud.

 

Monsanto, qui a établi une solide tête de pont dans l'industrie des semences OGM et des hybrides en Afrique du Sud, a conçu un ingénieux programme pour petits exploitants, « Semences et Espoir, » qui introduit un package de révolution verte à petite échelle chez les agriculteurs pauvres, suivi, bien entendu, par les semences OGM brevetées de Monsanto. (6)

 

La société suisse Syngenta AG, l'un des « Quatre Cavaliers de l'Apocalypse OGM », investit des millions de dollars dans un centre de culture à Nairobi, pour développer du maïs OGM résistant aux insectes. Syngenta fait également partie du CGIAR. (7)

 

CONTINUER À SVALBARD

 

Alors, est-ce tout simplement un excès de sentimentalité philosophique ? Qu'est-ce qui pousse les fondations Gates et Rockefeller à financer la prolifération de semences brevetées, bientôt Terminator, à travers toute l'Afrique ? Ce processus a détruit la diversité des semences végétales partout où la monoculture agroalimentaire industrialisée a été introduite. Dans le même temps, ils investissent des dizaines de millions de dollars pour préserver toutes les variétés de semences connues dans une chambre forte à l'épreuve de l'Apocalypse, à proximité du cercle Arctique, « afin que la diversité végétale puisse être préservée pour l'avenir, » pour reprendre leur communiqué de presse officiel.

 

Il n'est pas fortuit que les fondations Rockefeller et Gates s'associent pour préconiser une révolution OGM de style Révolution Verte en Afrique, tout en finançant tranquillement l'« arche de Noé végétale » à Svalbard. Les géants de l'agroalimentaire OGM sont impliqués dans le projet de Svalbard jusqu'au cou.

 

À vrai dire, l'entreprise de Svalbard toute entière, ainsi que les gens impliqués évoquent des images de catastrophe pires que celles du best-seller de Michael Crichton, La variété Andromède. Dans ce thriller de science-fiction, une maladie mortelle d'origine extraterrestre provoque la coagulation rapide et fatale du sang, menaçant l'espèce humaine toute entière. À Svalbard, le futur entrepôt à semences le plus sûr du monde sera gardé par les policiers de la Révolution Verte OGM, les fondations Rockefeller et Gates, Syngenta, DuPont et CGIAR.

 

Le projet du Svalbard sera géré par un organisme appelé Trust Mondial pour la Diversité Végétale (GCDT). Qui sont-ils pour détenir une responsabilité aussi considérable sur la diversité des semences de la planète entière ? Le GCDT a été fondé par la FAO et par Bioversity International (anciennement International Plant Genetic Research Institute), une ramification du CGIAR.

 

Le GCDT est basé à Rome. Son conseil est présidé par Margaret Catley-Carlson, une Canadienne également présente au comité consultatif du groupe Suez Lyonnaise des Eaux, l'une des plus grandes sociétés privées de l'eau. Jusqu'en 1998, Catley-Carlson était aussi présidente du Comité sur la Population établi à New York, l'organisation de réduction des populations de John D. Rockefeller, créé en 1952 pour accélérer le programme d'eugénisme de la famille Rockefeller, sous couvert de promouvoir le planning familial, le système de contrôle des naissances, la stérilisation et le « contrôle de la population » des pays en voie de développement.

 

Les autres membres du conseil de GCDT comptent l'ancien cadre de Bank of America, actuellement chef de Hollywood DreamWorks Animation, Lewis Coleman. Coleman est aussi administrateur de Northrup Grumman Corporation, l'un des plus grands entrepreneurs de l'industrie militaire du Pentagone.

 

Le Brésilien Jorio Dauster est aussi président du conseil d'administration de Brasil Ecodiesel. C'est un ancien ambassadeur du Brésil auprès de l'Union Européenne, et le négociateur en chef de la dette extérieure du Brésil pour le ministère des Finances. Dauster a aussi rempli les fonctions de président de l'Institut du Café Brésilien et de coordonnateur du Projet de modernisation du système des brevets du Brésil, qui consiste à légaliser les brevets sur les semences génétiquement modifiées, une chose jusque-là interdite par les lois du Brésil.

 

Cary Fowler est directeur exécutif de GCDT. Il a été professeur et directeur de recherche au département pour l'Environnement International et pour les Études de Développement de l'Université des Sciences de la vie de Norvège. Fowler a aussi été principal conseiller du directeur général de Bioversity International. Il y représentait les centres des moissons du futur du CGIAR, dans les négociations pour le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques. Dans les années 90, il dirigeait le Programme International sur les Ressources Phytogénétiques de la FAO. Il a ébauché et supervisé les négociations du Plan d'Action Mondial pour les Ressources Phytogénétiques de la FAO adopté par 150 pays en 1996. Il est ancien membre du Comité National sur les Ressources Génétiques des Plantes des États-Unis et du conseil d'administration du Centre International d'Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT) du Mexique, un autre projet de la Fondation Rockefeller et du CGIAR.

 

Le Dr Mangala Rai de l'Inde, membre du conseil d'administration du GCDT, est secrétaire du Département de la Recherche Agricole et de l'Éducation (DARE) de l'Inde, et directeur général du Conseil Indien pour la Recherche Agricole (ICAR). Il est aussi membre du conseil d'administration de l'IRRI de la Fondation Rockefeller, qui a fait la promotion du « Golden Rice » (riz doré), la première expérience majeure sur les OGM menée avec beaucoup de battage médiatique et qui s'est avérée être un fiasco. Rai a siégé comme membre du conseil d'administration du CIMMYT et comme membre du conseil exécutif du CGIAR.

 

Le Trust des Donateurs pour la Diversité des Semences Mondiales ou les bailleurs financiers comportent aussi « tous les suspects habituels », comme le dit Humphrey Bogart dans le grand classique Casablanca. En plus des fondations Rockefeller et Gates, les donateurs comptent les géants des OGM, DuPont-Pioneer Hi-Bred, Syngenta de Bâle en Suisse, CGIAR et l'énergique promotrice des OGM, l'USAID. Effectivement, il semble que les renards des OGM et de la réduction des populations gardent le poulailler de l'humanité et de la diversité des semences mondiales dans le magasin de Svalbard. (8)

 

 

POURQUOI SVALBARD MAINTENANT ?

 

On peut légitimement se demander pourquoi Bill Gates, la Fondation Rockefeller les principaux géants du génie génétique agroalimentaire comme DuPont et Syngenta avec le CGIAR, construisent une arche de Noé végétale en Arctique.

 

Tout d'abord, qui utilise ce genre de chambre forte à semences ? Les sélectionneurs et les chercheurs sont les principaux utilisateurs de ces coffres. Aujourd'hui, les plus importants reproducteurs sont Monsanto, DuPont, Syngenta et Dow Chemical, les géants mondiaux des plantes OGM brevetées. Depuis début 2007, Monsanto détient, avec le gouvernement des États-Unis, les droits mondiaux des brevets pour les plantes dites « Terminator » ou Technologie de Restriction d'Utilisation des OGM. Terminator est une technologie de mauvais augure, qui fait qu'une semence commerciale brevetée se « suicide » après récolte. Le contrôle des semenciers privés est total. Un pareil contrôle et une telle mainmise sur la chaîne alimentaire n'ont jamais existé auparavant dans l'histoire de l'humanité.

 

Cette ingénieuse caractéristique Terminator force les agriculteurs à retourner chaque année chez Monsanto ou d'autres semenciers OGM pour obtenir de nouvelles semences de riz, de soja, de maïs, de blé ou de toute autre culture dont ils ont besoin pour nourrir la population. Si c'était largement adopté dans le monde, on pourrait peut-être en une dizaine d'années faire de la majorité des producteurs de nourriture du monde de nouveaux serfs féodaux, asservis à trois ou quatre géants semenciers comme Monsanto, DuPont ou Dow Chemical.

 

Bien entendu, cela permettrait à ceux qui possèdent ces sociétés privées, peut-être aux ordres de Washington, de refuser des semences à certains pays en voie de développement, ceux dont la politique irait à l’encontre des intérêts du gouvernement étasunien. Ceux qui disent « ça ne pourrait pas arriver dans ce cas » devraient s'intéresser de plus près aux événements mondiaux actuels. La simple existence de cette concentration de pouvoir chez trois ou quatre géants privés de l'agroalimentaire étasunien est en elle-même une raison juridique suffisante pour interdire toute culture OGM - même si le gain de moisson était réel, ce qui n'est manifestement pas le cas.

 

Ces compagnies privées, Monsanto, DuPont, Dow Chemical, n'ont guère d'antécédent sans tache en termes de gestion de la vie humaine. Elles ont développé et multiplié des innovations du style dioxine, PCB, Agent Orange. Elles cachent depuis des décennies les preuves manifestes des risques de cancers et d'autres graves conséquences pour la santé humaine, liées à l'usage de produits chimiques toxiques. Elles ont enterré des rapports scientifiques sérieux sur le glyphosate. Cette substance, très répandue dans des herbicides utilisés partout dans le monde, est toxique quand elle s'infiltre dans l'eau potable (9). Elle est l’un des ingrédients de base du Roundup de Monsanto, un herbicide lié à l'achat de la plupart des semences génétiquement modifiées de cette société. Le Danemark a interdit le glyphosate en 2003, quand il fut confirmé qu'il contaminait les nappes phréatiques du pays. (10)

 

La diversité des semences stockées dans les chambres fortes à gènes est la matière première pour la reproduction des plantes et pour de nombreuses recherches biologiques fondamentales. Plusieurs centaines de milliers d'échantillons sont distribués chaque année à de telles fins. La FAO répertorie quelque 1400 chambres fortes à semences dans le monde, les plus importantes étant gardées par le gouvernement des États-Unis. D'autres grandes chambres fortes sont détenues par la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, la Corée du Sud, l'Allemagne et le Canada, par ordre de taille décroissante. Par ailleurs, le CGIAR exploite une chaîne de chambres fortes pour semences dans des centres choisis aux quatre coins du monde.

 

Le CGIAR, créé en 1972 par les fondations Rockefeller et Ford pour propager leur modèle de Révolution Verte agroalimentaire, contrôle la plupart des chambres fortes à semences privées, depuis les Philippines à la Syrie en passant par le Kenya. Toutes ces chambres fortes à semences actuelles contiennent plus de six millions et demi de variétés de semences, près de deux millions d'entre elles sont « distinctes ». L'arche de Noé de Svalbard aura la capacité d'abriter quatre millions et demi de graines différentes.

 

LES OGM COMME ARME DE GUERRE BIOLOGIQUE ?

 

Nous arrivons maintenant au cœur du problème, à savoir la dangerosité et l’utilisation potentiellement abusive du projet de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller à Svalbard. Le développement de semences brevetées pour la plupart des grandes cultures vivrières, comme le riz, le maïs, le blé et pour les céréales fourragères comme le soja, pourrait-il  être utilisé dans une horrible forme de guerre biologique ?

 

Le but explicite du lobby des eugénistes – financé depuis les années 20 par de riches familles élitistes, comme Rockefeller, Carnegie, Harriman et autres – était de mettre en pratique ce qu'ils appelaient l'« eugénisme négatif », l'extermination systématique des lignées indésirables. En 1939, Margaret Sanger, eugéniste alerte, fondatrice de Planification Internationale de la Maternité et intime de la famille Rockefeller, menait à Harlem une opération nommée « The Negro Project ». Comme elle le confiait à un ami dans une lettre, « nous voulons exterminer les populations noires ». (11)

 

En 2001, Epicyte, une petite entreprise de biotechnologie de Californie, annonçait la mise au point d’un maïs génétiquement modifié contenant un spermicide capable de rendre stériles les hommes qui en mangeaient. Epicyte avait à cette époque un accord de coentreprise pour diffuser sa technologie avec DuPont et Syngenta, deux des sponsors de l'arche de Noé végétale à Svalbard. Depuis, Epicyte a été rachetée par une société de biotechnologie de Caroline du Nord. Il était étonnant d'apprendre qu'Epicyte avait développé son maïs OGM spermicide avec des fonds de recherche du ministère de l'Agriculture étasunien, ce même ministère qui, en dépit de l'opposition du monde entier, a continué à financer le développement de la technologie Terminator, actuellement détenue par Monsanto.

 

Dans les années 90, l'OMS lançait, pour des millions de femmes entre 15 et 45 ans du Nicaragua, du Mexique et des Philippines, une soi-disant campagne de vaccination contre le tétanos, une maladie que l’on peut contracter en marchant par exemple sur un clou rouillé. Les hommes et les garçons n'étaient pas vaccinés, bien qu’ils soient vraisemblablement tout aussi susceptibles que les femmes de marcher sur des clous rouillés.

 

À cause de cette curieuse anomalie, le Comité Pro Vida de México, une organisation laïque catholique romaine, devint méfiant et fit tester un échantillon du vaccin. Les tests révélèrent que le vaccin antitétanique en train d'être distribué par l'OMS aux femmes en âge de concevoir, contenait de la gonadotrophine chorionique ou hCG, une hormone naturelle qui, combinée à une anatoxine tétanique, provoquait l’activation d’anticorps qui rendaient la femme incapable de maintenir sa grossesse. Il a été dit qu'aucune femme ne fut vaccinée.

 

Plus tard, il apparut que la Fondation Rockefeller avec le Comité sur la Population de Rockefeller, la Banque Mondiale (qui abrite le CGIAR), et l'Institut National de la Santé des États-Unis, étaient impliqués dans un projet long de 20 ans, lancé en 1972, afin de mettre au point un agent abortif dissimulé dans un vaccin contre le tétanos pour l'OMS. Par ailleurs, le gouvernement de Norvège, l'hôte de l'arche de Noé végétale de Svalbard, a fait un don de 41 millions de dollars pour développer un vaccin antitétanique spécial, ayant la capacité de provoquer l'avortement. (12)

 

Est-ce une coïncidence si ces mêmes organisations, de la Norvège jusqu'à la Fondation Rockefeller en passant par la Banque Mondiale, sont également engagées dans le projet de chambre forte pour semences à Svalbard ? Selon le professeur Francis Boyle, auteur de la loi sur l'antiterrorisme et les armes biologiques promulguée par le Congrès étasunien en 1989, le Pentagone est « désormais préparé à disputer et à gagner la guerre biologique » dans le cadre de deux directives de stratégie nationale de Bush adoptées en 2002, « sans que le public le sache ». Boyle ajoute que, de 2001 à 2004, le gouvernement fédéral étasunien a dépensé 14,5 milliards de dollars – une somme faramineuse – pour des travaux uniquement liés au bioterrorisme civil.

 

Richard Ebright, biologiste à l'Université Rutgers, estime que plus de 300 institutions scientifiques et quelques 12.000 personnes aux États-Unis ont aujourd'hui accès à des agents pathogènes convenant à la guerre biologique. L'Institut National de la Santé du gouvernement étasunien est doté de 497 subventions uniquement pour la recherche sur les maladies infectieuses à potentiel de guerre biologique. Bien entendu, la justification est la défense contre une éventuelle attaque terroriste, une excuse couramment employée aujourd'hui.

 

Le gouvernement étasunien dépense de nombreux dollars dans le génie génétique lié à la guerre biologique. Selon Jonathan King, professeur en biologie au MIT, « les programmes de bioterrorisme en pleine expansion représentent la naissance d'un important danger pour notre propre population ». King ajoute : « bien que ce genre de programme soit toujours qualifié de défensif, avec les armes biologiques les programmes défensifs et offensifs se recouvrent presque complètement ». (13)

 

L'avenir nous dira, à Dieu ne plaise, si l'arche de Noé végétale de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller au Svalbard fait partie d'une autre Solution Finale, celle entraînant l'extinction définitive de la Grande Planète Terre.

 


 

NOTES

 

​​​​1 F. William Engdahl, Seeds of Destruction, Montreal, (Global Research, 2007). 
 

​​​​2 Ibid, pp.72-90. 
 

​​​​3 John H. Davis, Harvard Business Review, 1956, cité par Geoffrey Lawrence dans Agribusiness, Capitalism and the Countryside, Pluto Press, Sydney, 1987. Voir aussi Harvard Business School, The Evolution of an Industry and a Seminar: Agribusiness Seminar,

www.exed.hbs.edu/programs/agb/seminar.html  

 

​​​​4 Engdahl, op cit., p. 130.

 

​​​​5 Ibid. P. 123-30.

 

​​​​6 Myriam Mayet, The New Green Revolution in Africa: Trojan Horse for GMOs ?, mai 2007, African Centre for Biosafety,

www.biosafetyafrica.net .

 

​​​​7 ETC Group, Green Revolution 2.0 for Africa?, Communique Issue #94, mars/avril 2007.

 

​​​​8 Site Internet Global Crop Diversity Trust :

www.croptrust.org/main/donors.php .

 

​​​​9 Engdahl, op. cit., pp.227-236.

 

​​​​10 Anders Legarth Smith, Denmark Bans Glyphosates, the Active Ingredient in Roundup, Politiken, 15 septembre 2003 :

www.organic.com.au/news/2003.09.15  

 

​​​​11 Tanya L. Green, The Negro Project: Margaret Sanger's Genocide Project for Black American's :

www.blackgenocide.org/negro.html